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Sal La Rocca
Nouveaute. Tout a mal commencé en appuyant
sur le bouton play avec un premier morceau
très carré loin de nous enchanter. Heureuse-
ment, les huit pièces qui suivent nous ont vite
fait oublier cette entrée en matière mal choi-
sie à notre goût et Sal La Rocca montre vite
que ses talents de musicien ne se limitent pas
à jouer de la contrebasse aux côté de grands
noms du jazz. Sans avoir recours à une écri-
ture sophistiquée et en évitant l’écueil des
soli de basse interminables, il sait mettre en
valeur ses compositions mélodiques en lais-
sant une grande liberté à ses complices qu’il
a savamment choisis pour réussir son projet.
Parmi eux, on retrouve Hans Van Oosterhout,
assurance d’une animation rythmique niveau
premium, et le saxophoniste Jacques Schwarz-
Bart qui ne cesse de nous étonner par son
style ancré à la fois dans la tradition et la
modernité (écoutez la version très réussie de
Crescent). Œuvre d’un musicien qui semble
plus se préoccuper de pratique que de théo-
rie, “lt Could Be The End” trahit le plaisir de
jouer de chaque membre de l’orchestre sur
tous les tempos, ce qui n’est finalement pas
si courant dans la production phonographique
d’aujourd’hui. Encore une belle preuve de la
vitalité du jazz chez nos amis belges.

Sal La Rocca (b), Pascal Mohy (p), Jacques
Schwartz-Bart (ts), Lorenzo Di Maio (g), Hans
Van Oosterhout (dm). Studio Igloo (Bruxelles),
2011.

– written by : Philippe Vincent

 

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